EPILOGUE.
Publié par alkali sur mars 25, 2008
EPILOGUE
Si ce livre a l’air sombre, c’est que c’est la teinte d’origine de
l’histoire qu’il raconte, non le reflet de ma propre mentalité. J’ai écrit
avec sensibilité : la sensibilité d’un témoin oculaire et participant
contemporain, et celle d’un journaliste contrarié dans sa vocation,
vocation qui selon moi devrait servir la vérité - sans peur ou
indulgence - et non des intérêts particuliers. J’ai été le témoin, plus
que la plupart des gens, d’événements de notre siècle et de perversions
secrètes d’objectifs nationaux, et j’ai découvert par cette expérience
que ce n’était pas uniquement dû au hasard, mais à dessein. Par
conséquent, j’ai écrit une protestation, mais c’est une protestation
contre la suppression de la vérité, non contre la vie.
C’est le récit historique en chantier d’un contemporain. Après moi,
viendront les historiens, qui d’après les fragments exhumés,
assembleront l’histoire dans tous ses éléments. Autant juger des
impulsions d’un homme d’après son squelette. Cependant, ils
pourraient percevoir des choses qui me sont actuellement cachées, et,
par dessus tout, ils découvriront que c’était totalement indispensable à
la situation dans laquelle ils se trouvent (et qui, dans le cas des
historiens, est habituellement confortable). Entre deux descriptions,
quelque part, se trouve toute la vérité ; mon propre rôle là-dedans est
la vive protestation du participant vivant.
Nul doute que toutes ces choses sont essentielles au but ultime, et
je n’ai aucun doute sur leur nature, mais elles n’étaient pas
nécessaires au moment où elles se sont produites, et c’est le sujet de
mes reproches. L’ultime fin heureuse aurait pu être atteinte plus
rapidement sans elles, je crois ; cependant, je sais que toutes ces
choses dépassent la compréhension de l’homme mortel et je peux
imaginer que selon la dispensation de Dieu, ces épreuves récurrentes
sont nécessaires à l’ultime auto-libération de l’âme humaine. Sous
cette même dispensation, le croyant doit protester contre elles quand
elles arrivent.
Quoi qu’il en soit, je laisse la froide analyse au futur scribe, dont
la chair et le coeur ne seront pas impliqués ; à lui le microscope, à moi
le spectacle vivant. Je suis impliqué. « Dans l’Histoire » (a dit Lord
Macaulay) « seule l’interprétation selon la nécessité doctrinale semble
survivre, alors que les faits gênants et contradictoires sont oubliés ou
ignorés ». Sur ce point, le scribe vivant que je suis peut être acquitté.
Je n’ai rien ignoré qui soit connu de moi et j’ai présenté ce que je sais
aussi fidèlement que j’en suis capable. J’ai fourni l’illustration de notre
siècle tel qu’il est apparu à un homme impliqué, et tel qu’il a été caché
715
au public, qui en chemin n’a reçu que « l’interprétation » selon ce que
les politiciens considéraient être une nécessité.
À notre époque, j’estime qu’une superstition barbare née dans
l’Antiquité et nourrie à travers les âges par une prêtrise plus ou moins
secrète, est revenue pour nous empoisonner sous la forme d’un
mouvement politique soutenu par de grandes richesses et un grand
pouvoir dans toutes les grandes capitales du monde. Par les deux
méthodes utilisées - la révolution par le bas et la corruption des
gouvernements par le haut - elle est passée près du succès dans sa
fantastique ambition d’atteindre la domination mondiale, en utilisant
ces deux outils pour monter les nations les unes contre les autres.
Je ne peux me permettre de juger de ce qui est mal ; tout dépend
de ce que l’on en pense. Je peux seulement dire ce que je ressens
comme étant malfaisant ; peut-être ai-je tort. Quoiqu’il en soit, d’après
mes propres impressions et critères, j’ai senti, durant le travail de
préparation de ce livre, que je côtoyais le mal. Les forces qui ont été
projetées au sein du XXe siècle, comme issues d’une sorte de caverne
dinosaurienne, sont des forces superstitieuses. J’ai eu l’impression
constante d’être en contact avec l’esprit d’hommes comme Ézéchiel,
qui en des temps barbares avaient des pensées barbares. J’ai eu le net
sentiment de rencontrer à nouveau de tels esprits à notre époque -
bien que dans un endroit récemment sauvé de la barbarie - en lisant le
livre A Pattern of Islands [J’ai Choisi les Îles - NdT], de Sir Arthur
Grimble.
Ce livre relate les expériences de l’auteur, au début du XXe siècle,
en tant qu’administrateur colonial britannique dans un groupe d’îles
lointaines du Pacifique, les îles Gilbert, où la population vécut dans un
état de superstition primitive jusqu’en 1892, lorsqu’un protectorat
britannique fut institué. Je trouve qu’il y a une ressemblance
troublante entre les malédictions énumérées dans le Deutéronome, qui
constitue la Loi du nationalisme sioniste aujourd’hui, et les paroles de
malédiction sur un four à cuisiner, utilisées dans ces îles avant
l’arrivée des Britanniques. Le sorcier, accroupi nu, dans l’obscurité
précédant l’aube, au dessus du foyer de son ennemi, et martelant ce
foyer avec un bâton, marmonne :
« Esprit de la folie, esprit de l’excrément, esprit de la dévoration
vivante ; esprit de la pourriture ! Je martèle le feu de sa nourriture, le
feu de cet homme Naewa. Frappe à l’ouest de lui, ô toi ! Frappe à l’est
de lui, ô toi ! Frappe comme je martèle, frappe à mort ! Étrangle-le,
rends-le fou, humilie-le par la pourriture ! Son foie se soulève, il se
soulève, il est retourné et déchiré. Ses boyaux se tordent, ils se
tordent, ils sont déchirés et rongés. Il est dans une fureur noire, il est
mort. C’est terminé : il est mort, mort, mort. Il pourrit ».
716
La comparaison entre cela et de nombreux passages du
Deutéronome et d’Ézéchiel est instructive à notre époque, où le
Talmud-Torah est littéralement invoqué comme étant la Loi ordonnant
des actes tels que celui commis à Deir Yassin ; l’affirmation de
l’Encyclopaedia juive, comme quoi le Talmud enseigne la croyance en
l’efficacité littérale de la malédiction, vient également à propos. De tels
passages m’interpellent toujours lorsque des politiciens invoquent
« l’Ancien Testament » ; à chaque fois, je me demande s’ils l’ont lu, et
s’ils comprennent la relation entre ces superstitions de l’Antiquité et
les événements actuels, déclenchés avec leur aide.
D’après moi, nous avons à faire à une force, lâchée sur le monde
au XXe siècle, dont les leaders pensent en fonction de telles
superstitions ; à quoi d’autre les paroles tardives et tourmentées du Dr
Chaim Weizmann pouvaient-elles faire allusion : « … la résurgence du
mal ancien sous une forme nouvelle et horrible » ?
Seul cet élément de sombre superstition, selon moi, peut expliquer
la crainte à laquelle cèdent les populations juives quand elles se
soumettent au nationalisme sioniste. Elles en furent pratiquement
libérées par le siècle de l’émancipation, et il suffisait de cinquante
années de plus pour qu’elles participent à l’humanité, mais
aujourd’hui, elles ont été ramenées dans ses griffes. À nouveau, j’eus
l’impression de lire une description des populations ghettoïsées dans
les territoires talmudiques quand je tombai sur cette description de
l’existence d’avant le protectorat dans les îles Gilbert :
« Un homme, avec soixante générations de croyance épouvantée qui
murmurent dans son sang… était une cible facile pour les
envoûtements de mort… Des générations de sorciers qui voulaient le
mal, et de gens terrifiés par leur pouvoir, avaient passé leur vie dans
ces îles. L’horreur accumulée de leurs convictions avait atteint, au
cours des siècles, un poids et une ombre propres, une « immanence »
qui planait sur tout. C’étaient les pensées humaines, plus puissantes
que les esprits, qui hantaient les habitations des hommes. On avait
l’impression que pratiquement tout pouvait arriver dans une telle
atmosphère ».
« Les pensées humaines, plus puissantes que les esprits,…
hantaient les habitations des hommes ». Ces mots me parurent
s’appliquer à la condition de ces populations, avec plus de soixante
générations de telles croyances murmurantes, qui vers la fin du siècle
dernier commencèrent à être arrachées à la lumière du jour pour être
ramenées dans les ténèbres tribales. À nouveau, il me sembla que la
libération manquée de peu se retrouvait dans les paroles d’une vieille
femme des îles Gilbert qui se rappelait l’ancien temps :
« Écoutez la voix des gens dans leurs huttes. Nous travaillons en
paix, nous parlons en paix, car les jours de colère sont passés…
717
Combien la vie est belle dans nos villages, maintenant qu’il n’y a plus
de tueries et plus de guerre » ; et ces mots, à nouveau, rappellent
fortement les lamentations de Jérémie sur le bonheur passé d’Israël
(« la bonté de ta jeunesse, l’amour de tes épousailles ») dans son
reproche envers l’hérésie de « Juda la perfide ».
Le sentiment que j’éprouvai, en retraçant l’histoire de cette
superstition ancienne et sa réémergence en tant que force politique au
cours de notre siècle, fut celui d’être en contact avec une chose vivante
et maléfique. La révolution destructrice, à mon avis, fait partie de cette
chose, et j’aurais pu écrire exactement ce qu’un diplomate américain,
M. Frank Rounds junior, écrivit dans son journal le jour de Noël 1951 :
« À Moscou, on a l’impression que le mal existe en tant qu’entité, que
présence ; voilà ma pensée en ce jour de Noël ».
Dans le processus de ce XXe siècle, processus que je ressens
comme une présence maléfique qui nous accompagne, chacun d’entre
nous qui est actuellement en vie, juif et gentil, est concerné, et la
plupart d’entre nous assistera au dénouement. À ce propos, M.
Bernard J. Brown écrivit avec appréhension en 1933 : « Bien sûr que
nous serons craints et finalement haïs si nous persistons à absorber
tout ce que l’Amérique nous offre et refusons pourtant de devenir
américains, tout comme nous avons toujours refusé de devenir russes
ou polonais ».
Cette déclaration s’applique à tous les pays occidentaux, pas
seulement à l’Amérique, mais M. Brown avait tort. Ce qu’il prévoyait
est bien la chose que les talmudistes ne pourront accomplir ; la haine
est leur monopole, et leur doctrine, et ils ne peuvent faire en sorte que
les chrétiens - ou gentils - haïssent les juifs. Les choses haïssables
accomplies par l’Occident durant ce siècle furent accomplies sur
incitation talmudique ; la haine et la vengeance ne sont pas innées aux
Occidentaux, et leur foi proscrit ces choses. L’enseignement de la
haine, en tant que composante d’une religion, encore une fois vient
uniquement des torah-talmudistes littéraux dans les territoires
révolutionnaires, en Palestine, et dans les lieux des capitales
européennes où ils ont fait leur nid. Aucun occidental ne parlerait
comme un leader sioniste parla lors d’un meeting juif à Johannesburg
en mai 1953 : « On ne doit pas faire confiance à la bête qu’on appelle
l’Allemagne. On ne doit jamais pardonner aux Allemands, et les juifs
ne doivent jamais avoir aucun contact ou relation avec les Allemands ».
Le monde ne peut vivre ainsi, et pour cette raison ce plan insensé
finira par échouer. Il est l’hérésie que l’enseignement du Christ renia
par dessus tout ; c’est ce plan que les leaders politiques occidentaux
cautionnent depuis que M. Balfour, il y a tout juste cinquante ans,
commença à lui subordonner la politique nationale. Lorsque le point
culminant, qui est proche, aura été surmonté, cet enseignement
718
hérétique, injecté en Occident depuis le centre talmudique de Russie,
disparaîtra.
En tant qu’écrivain, je crois que plus le public général saura ce
qui s’est passé durant ces cinquante ans, plus vite ce plan disparaîtra
et ce, avec le moins d’ennuis possibles pour tous ceux qui sont
concernés.
Car il n’est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret
qui ne doive être connu et mis au jour. Luc 8 : 17.
l’histoire qu’il raconte, non le reflet de ma propre mentalité. J’ai écrit
avec sensibilité : la sensibilité d’un témoin oculaire et participant
contemporain, et celle d’un journaliste contrarié dans sa vocation,
vocation qui selon moi devrait servir la vérité - sans peur ou
indulgence - et non des intérêts particuliers. J’ai été le témoin, plus
que la plupart des gens, d’événements de notre siècle et de perversions
secrètes d’objectifs nationaux, et j’ai découvert par cette expérience
que ce n’était pas uniquement dû au hasard, mais à dessein. Par
conséquent, j’ai écrit une protestation, mais c’est une protestation
contre la suppression de la vérité, non contre la vie.
C’est le récit historique en chantier d’un contemporain. Après moi,
viendront les historiens, qui d’après les fragments exhumés,
assembleront l’histoire dans tous ses éléments. Autant juger des
impulsions d’un homme d’après son squelette. Cependant, ils
pourraient percevoir des choses qui me sont actuellement cachées, et,
par dessus tout, ils découvriront que c’était totalement indispensable à
la situation dans laquelle ils se trouvent (et qui, dans le cas des
historiens, est habituellement confortable). Entre deux descriptions,
quelque part, se trouve toute la vérité ; mon propre rôle là-dedans est
la vive protestation du participant vivant.
Nul doute que toutes ces choses sont essentielles au but ultime, et
je n’ai aucun doute sur leur nature, mais elles n’étaient pas
nécessaires au moment où elles se sont produites, et c’est le sujet de
mes reproches. L’ultime fin heureuse aurait pu être atteinte plus
rapidement sans elles, je crois ; cependant, je sais que toutes ces
choses dépassent la compréhension de l’homme mortel et je peux
imaginer que selon la dispensation de Dieu, ces épreuves récurrentes
sont nécessaires à l’ultime auto-libération de l’âme humaine. Sous
cette même dispensation, le croyant doit protester contre elles quand
elles arrivent.
Quoi qu’il en soit, je laisse la froide analyse au futur scribe, dont
la chair et le coeur ne seront pas impliqués ; à lui le microscope, à moi
le spectacle vivant. Je suis impliqué. « Dans l’Histoire » (a dit Lord
Macaulay) « seule l’interprétation selon la nécessité doctrinale semble
survivre, alors que les faits gênants et contradictoires sont oubliés ou
ignorés ». Sur ce point, le scribe vivant que je suis peut être acquitté.
Je n’ai rien ignoré qui soit connu de moi et j’ai présenté ce que je sais
aussi fidèlement que j’en suis capable. J’ai fourni l’illustration de notre
siècle tel qu’il est apparu à un homme impliqué, et tel qu’il a été caché
715
au public, qui en chemin n’a reçu que « l’interprétation » selon ce que
les politiciens considéraient être une nécessité.
À notre époque, j’estime qu’une superstition barbare née dans
l’Antiquité et nourrie à travers les âges par une prêtrise plus ou moins
secrète, est revenue pour nous empoisonner sous la forme d’un
mouvement politique soutenu par de grandes richesses et un grand
pouvoir dans toutes les grandes capitales du monde. Par les deux
méthodes utilisées - la révolution par le bas et la corruption des
gouvernements par le haut - elle est passée près du succès dans sa
fantastique ambition d’atteindre la domination mondiale, en utilisant
ces deux outils pour monter les nations les unes contre les autres.
Je ne peux me permettre de juger de ce qui est mal ; tout dépend
de ce que l’on en pense. Je peux seulement dire ce que je ressens
comme étant malfaisant ; peut-être ai-je tort. Quoiqu’il en soit, d’après
mes propres impressions et critères, j’ai senti, durant le travail de
préparation de ce livre, que je côtoyais le mal. Les forces qui ont été
projetées au sein du XXe siècle, comme issues d’une sorte de caverne
dinosaurienne, sont des forces superstitieuses. J’ai eu l’impression
constante d’être en contact avec l’esprit d’hommes comme Ézéchiel,
qui en des temps barbares avaient des pensées barbares. J’ai eu le net
sentiment de rencontrer à nouveau de tels esprits à notre époque -
bien que dans un endroit récemment sauvé de la barbarie - en lisant le
livre A Pattern of Islands [J’ai Choisi les Îles - NdT], de Sir Arthur
Grimble.
Ce livre relate les expériences de l’auteur, au début du XXe siècle,
en tant qu’administrateur colonial britannique dans un groupe d’îles
lointaines du Pacifique, les îles Gilbert, où la population vécut dans un
état de superstition primitive jusqu’en 1892, lorsqu’un protectorat
britannique fut institué. Je trouve qu’il y a une ressemblance
troublante entre les malédictions énumérées dans le Deutéronome, qui
constitue la Loi du nationalisme sioniste aujourd’hui, et les paroles de
malédiction sur un four à cuisiner, utilisées dans ces îles avant
l’arrivée des Britanniques. Le sorcier, accroupi nu, dans l’obscurité
précédant l’aube, au dessus du foyer de son ennemi, et martelant ce
foyer avec un bâton, marmonne :
« Esprit de la folie, esprit de l’excrément, esprit de la dévoration
vivante ; esprit de la pourriture ! Je martèle le feu de sa nourriture, le
feu de cet homme Naewa. Frappe à l’ouest de lui, ô toi ! Frappe à l’est
de lui, ô toi ! Frappe comme je martèle, frappe à mort ! Étrangle-le,
rends-le fou, humilie-le par la pourriture ! Son foie se soulève, il se
soulève, il est retourné et déchiré. Ses boyaux se tordent, ils se
tordent, ils sont déchirés et rongés. Il est dans une fureur noire, il est
mort. C’est terminé : il est mort, mort, mort. Il pourrit ».
716
La comparaison entre cela et de nombreux passages du
Deutéronome et d’Ézéchiel est instructive à notre époque, où le
Talmud-Torah est littéralement invoqué comme étant la Loi ordonnant
des actes tels que celui commis à Deir Yassin ; l’affirmation de
l’Encyclopaedia juive, comme quoi le Talmud enseigne la croyance en
l’efficacité littérale de la malédiction, vient également à propos. De tels
passages m’interpellent toujours lorsque des politiciens invoquent
« l’Ancien Testament » ; à chaque fois, je me demande s’ils l’ont lu, et
s’ils comprennent la relation entre ces superstitions de l’Antiquité et
les événements actuels, déclenchés avec leur aide.
D’après moi, nous avons à faire à une force, lâchée sur le monde
au XXe siècle, dont les leaders pensent en fonction de telles
superstitions ; à quoi d’autre les paroles tardives et tourmentées du Dr
Chaim Weizmann pouvaient-elles faire allusion : « … la résurgence du
mal ancien sous une forme nouvelle et horrible » ?
Seul cet élément de sombre superstition, selon moi, peut expliquer
la crainte à laquelle cèdent les populations juives quand elles se
soumettent au nationalisme sioniste. Elles en furent pratiquement
libérées par le siècle de l’émancipation, et il suffisait de cinquante
années de plus pour qu’elles participent à l’humanité, mais
aujourd’hui, elles ont été ramenées dans ses griffes. À nouveau, j’eus
l’impression de lire une description des populations ghettoïsées dans
les territoires talmudiques quand je tombai sur cette description de
l’existence d’avant le protectorat dans les îles Gilbert :
« Un homme, avec soixante générations de croyance épouvantée qui
murmurent dans son sang… était une cible facile pour les
envoûtements de mort… Des générations de sorciers qui voulaient le
mal, et de gens terrifiés par leur pouvoir, avaient passé leur vie dans
ces îles. L’horreur accumulée de leurs convictions avait atteint, au
cours des siècles, un poids et une ombre propres, une « immanence »
qui planait sur tout. C’étaient les pensées humaines, plus puissantes
que les esprits, qui hantaient les habitations des hommes. On avait
l’impression que pratiquement tout pouvait arriver dans une telle
atmosphère ».
« Les pensées humaines, plus puissantes que les esprits,…
hantaient les habitations des hommes ». Ces mots me parurent
s’appliquer à la condition de ces populations, avec plus de soixante
générations de telles croyances murmurantes, qui vers la fin du siècle
dernier commencèrent à être arrachées à la lumière du jour pour être
ramenées dans les ténèbres tribales. À nouveau, il me sembla que la
libération manquée de peu se retrouvait dans les paroles d’une vieille
femme des îles Gilbert qui se rappelait l’ancien temps :
« Écoutez la voix des gens dans leurs huttes. Nous travaillons en
paix, nous parlons en paix, car les jours de colère sont passés…
717
Combien la vie est belle dans nos villages, maintenant qu’il n’y a plus
de tueries et plus de guerre » ; et ces mots, à nouveau, rappellent
fortement les lamentations de Jérémie sur le bonheur passé d’Israël
(« la bonté de ta jeunesse, l’amour de tes épousailles ») dans son
reproche envers l’hérésie de « Juda la perfide ».
Le sentiment que j’éprouvai, en retraçant l’histoire de cette
superstition ancienne et sa réémergence en tant que force politique au
cours de notre siècle, fut celui d’être en contact avec une chose vivante
et maléfique. La révolution destructrice, à mon avis, fait partie de cette
chose, et j’aurais pu écrire exactement ce qu’un diplomate américain,
M. Frank Rounds junior, écrivit dans son journal le jour de Noël 1951 :
« À Moscou, on a l’impression que le mal existe en tant qu’entité, que
présence ; voilà ma pensée en ce jour de Noël ».
Dans le processus de ce XXe siècle, processus que je ressens
comme une présence maléfique qui nous accompagne, chacun d’entre
nous qui est actuellement en vie, juif et gentil, est concerné, et la
plupart d’entre nous assistera au dénouement. À ce propos, M.
Bernard J. Brown écrivit avec appréhension en 1933 : « Bien sûr que
nous serons craints et finalement haïs si nous persistons à absorber
tout ce que l’Amérique nous offre et refusons pourtant de devenir
américains, tout comme nous avons toujours refusé de devenir russes
ou polonais ».
Cette déclaration s’applique à tous les pays occidentaux, pas
seulement à l’Amérique, mais M. Brown avait tort. Ce qu’il prévoyait
est bien la chose que les talmudistes ne pourront accomplir ; la haine
est leur monopole, et leur doctrine, et ils ne peuvent faire en sorte que
les chrétiens - ou gentils - haïssent les juifs. Les choses haïssables
accomplies par l’Occident durant ce siècle furent accomplies sur
incitation talmudique ; la haine et la vengeance ne sont pas innées aux
Occidentaux, et leur foi proscrit ces choses. L’enseignement de la
haine, en tant que composante d’une religion, encore une fois vient
uniquement des torah-talmudistes littéraux dans les territoires
révolutionnaires, en Palestine, et dans les lieux des capitales
européennes où ils ont fait leur nid. Aucun occidental ne parlerait
comme un leader sioniste parla lors d’un meeting juif à Johannesburg
en mai 1953 : « On ne doit pas faire confiance à la bête qu’on appelle
l’Allemagne. On ne doit jamais pardonner aux Allemands, et les juifs
ne doivent jamais avoir aucun contact ou relation avec les Allemands ».
Le monde ne peut vivre ainsi, et pour cette raison ce plan insensé
finira par échouer. Il est l’hérésie que l’enseignement du Christ renia
par dessus tout ; c’est ce plan que les leaders politiques occidentaux
cautionnent depuis que M. Balfour, il y a tout juste cinquante ans,
commença à lui subordonner la politique nationale. Lorsque le point
culminant, qui est proche, aura été surmonté, cet enseignement
718
hérétique, injecté en Occident depuis le centre talmudique de Russie,
disparaîtra.
En tant qu’écrivain, je crois que plus le public général saura ce
qui s’est passé durant ces cinquante ans, plus vite ce plan disparaîtra
et ce, avec le moins d’ennuis possibles pour tous ceux qui sont
concernés.
Car il n’est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret
qui ne doive être connu et mis au jour. Luc 8 : 17.