Chapitre 21 LES AVERTISSEMENTS DE DISRAELI.
Publié par alkali sur mars 25, 2008
Chapitre 21
LES AVERTISSEMENTS DE DISRAELI
LES AVERTISSEMENTS DE DISRAELI
Benjamin Disraeli, qui deviendrait plus tard Lord Beaconsfield,
mit en garde à maintes reprises la chrétienté contre la révolution
mondiale. Tout comme de Luchet, Alexander Hamilton et Edmond
Burke cinquante ans auparavant, il détecta le « dessein » derrière celleci
; à la différence de Lord Acton, qui cinquante ans plus tard n’évoqua
que de simples « dirigeants », Disraeli identifia ces organisateurs en
tant que juifs. Le siècle qui s’est écoulé depuis qu’il lança ces
avertissements lui a donné raison ; quelles qu’en soient ses origines,
la révolution mondiale organisée était sous leadership judaïste au
milieu du XIXe siècle et le resta au moins jusqu’aux années 1920 (de
l’avis de l’auteur, cette situation a ensuite perduré et prévaut
aujourd’hui).
Pourquoi la secte talmudique reprit la direction de l’organisation
révolutionnaire établie par Weishaupt, ou est-ce qu’elle incita
l’entreprise révolutionnaire d’origine, sont deux questions auxquelles
on ne peut répondre aujourd’hui.
Si l’ambition de la domination mondiale judaïque, instillée au
cours des siècles par le Talmud et encore plus par la Kabbale10, doit
toujours s’accomplir, l’asservissement des « païens » à la Sainte Nation
devra se faire par l’intermédiaire d’une organisation destructrice
comme celle établie par Weishaupt ; le fait que Weishaupt ait fondé les
Illuminati au moment même où le « centre » juif de Pologne disparut de
la vue, après une existence ininterrompue de plus de deux mille ans,
pourrait être plus qu’une coïncidence. D’autre part, il est également
possible que la secte dominante, pour l’objectif de l’accomplissement
talmudique, ait repris le contrôle d’une organisation destructrice déjà
mise en place par des non-juifs à d’autres fins.
Les deux avertissements les plus significatifs de Disraeli
précédèrent et suivirent les émeutes révolutionnaires qui se
produisirent dans de nombreuses régions d’Europe en 1848. En se
fondant sur l’expérience acquise en France un demi-siècle auparavant,
celles-ci représentèrent la seconde des « éruptions, concoctées comme
l’occasion le permettra », et « les explosions périodiques » que
10 L’Encyclopaedia Juive dit que la Kabbale (la connaissance orale, traditionnelle, par
opposition à la loi écrite, ou Torah), à partir du XIIIe siècle, s’est élargie en une vaste
littérature, parallèlement et en opposition au Talmud, et n’étant confiée qu’à quelques élus.
Mme Nesta Webster, cependant, cite un autre passage de l’Encyclopaedia Juive disant que
« la Kabbale n’est pas vraiment en opposition avec le Talmud ».
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l’organisation révolutionnaire-mondiale allait provoquer (comme de
Luchet et Alexandre Hamilton l’avaient prédit). Elles échouèrent
partout, probablement en raison du fait que le souvenir de la
Révolution française était suffisamment récent pour que les
gouvernements et les peuples s’y attaquent de manière résolue. Leur
répression laissa Disraeli sans aucune illusion sur l’avenir. Il avait
décrit ce qui arriverait avant que cela n’arrive ; ensuite, il prédit la
poursuite de la conspiration et le retour des violentes émeutes.
Disraeli écrivit des romans (avec plus de succès que deux
imitateurs à venir, le colonel House du Texas et M. Winston Churchill
dans sa jeunesse) dans lesquels il se décrivait comme un imprésario
des affaires humaines, distant, courtois, omniscient et un peu
moqueur. Dans Coningsby il est le personnage principal, Sidonia, un
juif hispano-musulman, maître de la finance, pouvoir derrière tous les
pouvoirs et manipulateur sans passion des affaires, celui qui est « aidé
par cette caractéristique d’être absolument libre de préjugés, ce qui
est l’acquis compensatoire d’un homme apatride. »
Sidonia fit remarquer en 1846 (l’année où Coningsby fut publié) :
« Cette vaste révolution qui se prépare en ce moment en Allemagne et…
dont on sait encore si peu de choses en Angleterre, se construit
entièrement sous les auspices des juifs. »
Puis, après les émeutes de 1848, Disraeli revint sur le sujet, en
déclarant à la Chambre des communes en 1852 : « L’influence des juifs
peut être retracée dans la dernière éruption du principe destructeur en
Europe. Une insurrection se déroule contre la tradition et l’aristocratie,
contre la religion et la propriété… L’égalité naturelle des hommes et
l’abrogation de la propriété sont proclamées par les sociétés secrètes
qui forment des gouvernements temporaires, et on trouve des hommes
de race juive à la tête de chacune d’entre elles » (exactement la même
chose s’est reproduite en Russie, en 1917, c’est-à-dire soixante-dix ans
après les émeutes de 1848).
Disraeli ajouta : « Les manipulateurs les plus habiles de la
propriété s’allient aux communistes ; le peuple spécial et élu touche
les mains de toute la vermine et de toutes les basses castes de
l’Europe. » Ceci, dit-il, parce qu’ils voulaient détruire le christianisme.
Le travail de recherche, dans une tâche comme celle-ci, est
laborieux et offre peu de compensations, mais la rencontre avec
Disraeli fut un réconfort. Le lecteur a déjà rencontré quelques vrais
prophètes parmi les nombreux faux, au cours de ce voyage à travers
les siècles, mais il n’en rencontrera aucun tel que Benjamin Disraeli,
dont la libération des liens talmudiques lui donnait « cette
caractéristique d’être absolument libre de préjugés ». Son nom était
significatif, car il était de la race des prophètes israélites qui avaient
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dénoncé Juda. Il était fier de son ascendance, et pourtant son
détachement lui permit d’éprouver un amour pour l’Angleterre que
ceux qui sont d’ascendance anglaise peuvent rarement égaler. Ses
commentaires ironiques sur les affaires publiques et les événements
humains sont rafraîchissants à lire à notre époque, où les politiciens
fuient la vérité comme le diable fuirait l’eau bénite.
Il déclara de manière sincère que « le monde est dirigé par des
personnages très différents de ce que peuvent imaginer ceux qui ne
sont pas dans les coulisses » et par ces paroles, il affirma
publiquement que le véritable gouvernement se faisait en sous-main.
Tous les observateurs bien informés savent que c’est la réalité, mais
n’importe quel président américain ou Premier ministre britannique
actuel dénoncerait cette déclaration comme « chasse aux sorcières ».
« Je pense », dit Sidonia, « qu’il n’y a pas d’erreur aussi vulgaire que de
croire que les révolutions surviennent pour des raisons économiques ».
Ainsi parlait Disraeli ; à notre époque, les Lloyd George et Woodrow
Wilson, les Roosevelt et Truman ont prétendu que les révolutions en
France, en Russie ou ailleurs furent des protestations massives
spontanées du « peuple », exaspéré, contre la « tyrannie. »
Disraeli appliquait l’enseignement du christianisme ; il n’était pas
seulement « un juif baptisé ».
Il n’aurait pas associé son nom, ni celui de son pays, à la
vengeance de Nuremberg venue de l’Ancien Testament, car voici ce
qu’il dit après la révolte indienne de 1857, alors que l’esprit de
vengeance était à son comble dans le pays : « Je proclame sans la
moindre hésitation mon humble désapprobation des personnes de
haute autorité annonçant que sur la norme élevée de l’Angleterre,
la “vengeance”, non la “justice”, devrait être gravée… je proteste
contre les atrocités suivies par des atrocités. J’ai entendu des
choses et vu des choses écrites dernièrement qui me feraient
presque supposer que les opinions religieuses du peuple
d’Angleterre ont soudainement changé et que, au lieu de s’incliner
devant le nom de Jésus, nous nous préparerions à rétablir le culte de
Moloch. Je ne peux croire que notre devoir soit de céder à un tel
esprit. »
Ces paroles contiennent une allusion qui atteint chaque juif et
gentil. Le judaïsme talmudique est « l’adoration de Moloch », et Disraeli
le savait lorsqu’il choisit ces mots. Toute la querelle enragée entre
l’Israël antique et la Juda des Lévites avait tourné autour de ce faux
dieu et de ses exigences, et Israël avait tourné le dos à Juda pour cette
raison même ; c’est là l’origine de la controverse de Sion, il y a trois
mille ans comme aujourd’hui.
Elle se retrouve dans les deux passages les plus significatifs de
l’Ancien Testament : l’accusation de Jérémie comme quoi Dieu n’a
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jamais ordonné aux enfants d’Israël « de passer leurs fils et filles par le
feu jusqu’à Moloch… ni ne m’est venu à l’esprit qu’ils devaient
commettre cette abomination pour pousser Juda au péché » ; et la
réponse d’Ézéchiel comme quoi Dieu avait donné à Israël ces « lois qui
ne sont pas bonnes » et le sacrifice du premier-né. Le dieu d’amour et
de miséricorde, contre le dieu de haine, de vengeance et de
sacrifice humain : depuis le début, ce fut la question, et ça l’est
aujourd’hui, et si Disraeli avait vécu cent ans plus tard, la
chrétienté aurait peu-être pu, par ce greffon de la communauté
juive, être épargnée du stigmate de la vengeance talmudique à
Nuremberg.
De même, on ne peut pas imaginer Disraeli se prêtant lui-même,
ainsi que son ministère et la force de son pays, au soutien et à
l’expansion de la révolution mondiale, comme les dirigeants de la
Grande-Bretagne et de l’Amérique s’y prêtèrent lors de la Première et
de la Seconde Guerres mondiales ; toute sa vie publique fut passée à
avertir son pays contre la conspiration destructrice que les leaders
promouvaient par leurs actes.
En 1955, un certain Lord Samuel (qui à l’âge d’or du libéralisme
est passé du simple citoyen M. Herbert Samuel, par le biais de divers
offices politiques, à l’anoblissement) déclara fièrement être le premier
juif à avoir jamais occupé un statut de ministre en Angleterre. C’était
vraisemblablement une moquerie au sujet de la conversion de
Disraeli ; néanmoins, le monde au XXe siècle aurait pu être meilleur
s’il y avait eu plus de Disraeli. Ce qui est frappant à propos de Disraeli,
examiné avec un siècle de recul, c’est son habitude de dire la vérité
absolue, l’exactitude de ses prédictions, son immense connaissance
instinctive et acquise, son amour profond - mais dénué de passion -
pour l’Angleterre, et sa charité chrétienne. Dans les faits, il eut
toujours raison ; dans les affaires d’opinion, il fut toujours du côté des
anges. Son mépris pour les « libéraux » était immense, quoique
exprimé avec délicatesse (« l’infanticide est pratiqué aussi largement et
légalement en Angleterre qu’il l’est sur les bords du Gange, une
situation qui n’a apparemment pas encore retenu l’attention de la
Société pour la propagation de l’Évangile »). Le présent auteur pense
qu’il s’est trompé sur un point, à savoir son idée que les doctrines de
Jésus constituaient la réalisation, non pas le désaveu, du judaïsme.
C’est le contraire qui me paraît exact, à savoir que le judaïsme était
cette même hérésie (« l’adoration de Moloch ») que Disraeli rejetait et
que Jésus était venu changer.
Disraeli était à la fois le produit de la communauté juive séfarade
et de l’Angleterre à cette période ; il n’aurait pu, sans ces deux
influences, atteindre cette « caractéristique d’être absolument libre
de préjugés ». Son père, Isaac D’Israeli, écrivit, « Une religion qui
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n’admet pas la tolérance ne peut être tolérée sans risque, s’il y la
moindre chance qu’elle obtienne une ascendance politique », et
selon l’Encyclopaedia Britannica, la raison pour laquelle Isaac se retira
de la synagogue était que le judaïsme talmudique, avec ses lois rigides,
« coupe les juifs de la grande famille de l’humanité ». Le biographe de
son fils, M. Hesketh Pearson, dit que les anciens condamnèrent Isaac
D’Israeli à une amende de quarante livres lorsqu’il refusa de devenir
Gardien de la Congrégation, et déclara qu’il ne pourrait jamais
participer à leur culte public « car, telle qu’il est mené actuellement, il
perturbe, au lieu de susciter les sentiments religieux. » Isaac n’aurait
pu défier ainsi les anciens, s’il avait vécu dans une communauté
talmudique en Russie ou en Pologne ; il aurait été proscrit, et peut-être
tué.
Ainsi, le père et le fils (qui devint membre de l’Église anglicane à
l’âge de douze ans) furent-ils façonnés par l’atmosphère de liberté de
l’Angleterre à cette époque. Benjamin Disraeli devait accomplir la
suppression des derniers handicaps posés pour les Juifs en
Angleterre, et proclamer ensuite publiquement – dans la suite
immédiate de cette émancipation – que les Juifs étaient en passe de
reprendre partout le contrôle de la révolution mondiale. Pour un
homme dont la caractéristique était d’être « absolument libre de
préjugés », la campagne contre les handicaps juifs et le franc exposé
de ce résultat étaient tous deux des devoirs inévitables, même si le
second développement confirmait les avertissements des ennemis de
cette émancipation juive, pour laquelle Disraeli s’était battu.
Avant de conclure le récit des mises en garde de Disraeli, le cours
de la révolution mondiale à son époque doit être suivi à la trace, c’està-
dire durant le siècle qui suivit le début des hostilités en France.
Quand Weishaupt mourut en 1830, laissant derrière lui le plan et
l’organisation d’abord révélés par la découverte des documents des
Illuminati en 1786, Disraeli avait 26 ans. Les cinquante ans suivants
furent consacrés à la lutte pour la succession de Weishaupt ; pendant
cette période, Disraeli lança nombre de mises en garde. À l’issue de
cette période, le contrôle juif de la révolution mondiale était néanmoins
fermement établi et avait reçu l’empreinte des Juifs de l’Est, des
Khazars mongoloïdes, sous la férule de leurs rabbins talmudiques.
Le résultat aurait pu être différent, car des hommes de toutes
sortes luttèrent pour succéder à Weishaupt, et beaucoup d’entre eux
étaient des gentils. Au début il n’y avait pas d’organisation
révolutionnaire unique ; il y avait des sociétés secrètes
révolutionnaires, pas encore unies, dans divers pays. La première
d’entre elles, et celle qui était le plus clairement dans la droite ligne
des llluminati de Weishaupt, était Alta Vendita en Italie, dont certains
documents, saisis et publiés par le gouvernement pontifical, révélèrent
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une identité de but et de méthode avec les documents Illuminati
antérieurs d’un demi-siècle (ainsi que Mme Nesta Webster l’a démontré
à partir des travaux de Crétineau Joly.)
En France, la franc-maçonnerie continuait à servir de manteau
pour la révolution, et en Allemagne, la « Ligue de Vertu » (Tugendbund)
était dirigée par les lieutenants de Weishaupt.
Divers hommes travaillèrent à la fusion de ces mouvements
nationaux, apparemment distincts, en un seul, et en assumèrent la
direction, en remplacement d’Adam Weishaupt. Parmi eux se
trouvaient un Français, Louis Blanc (dont le lecteur gardera le nom en
mémoire, pour une raison qui apparaîtra plus tard ; il parut
susceptible un moment donné de remplir le rôle de Lénine, avant
même la naissance de celui-ci) ; un Russe, Michel Bakounine ; et un
juif né en Allemagne, Karl Marx.
La lutte fut menée entre ces deux derniers, car Louis Blanc
s’effaça bientôt de la scène. Michel Bakounine et Karl Marx étaient aux
antipodes l’un de l’autre. Bakounine, « le père de l’anarchie », était « un
disciple de Weishaupt », selon le socialiste révolutionnaire français
Benoît Malon. Il représentait cette jeune race de révolutionnaires
idéalistes qui pensaient avoir trouvé dans la révolution un instrument
pour détruire la tyrannie. Il voyait le danger que l’État confiscatoire,
installé sur les ruines de la propriété privée, reproduise tout
simplement la propension tyrannique du capitalisme privé sous une
forme gargantuesque ; il chercha donc des façons de réconcilier la
propriété conjointe de la terre et du capital avec la diminution la plus
extrême possible des pouvoirs de l’État, et même en définitive, avec
l’abolition complète de l’État. Ainsi était-il l’opposé même de Karl Marx,
dont la proposition similaire, concernant la propriété conjointe de la
terre et du capital, visait à la simple installation d’une super-tyrannie
à la place de petits tyrans.
La passion dominante (et la motivation première) dans tout le
travail de Bakounine était l’horreur du despotisme ; Marx avait planifié
la destruction d’une classe dirigeante pour établir un despotisme tel
que le monde n’en avait jamais connu. C’était-là la différence profonde
entre les deux hommes, et elle soulève une question à laquelle on n’a
jamais répondu : si à la place du communisme de Marx, l’anarchisme
de Bakounine avait pris en main la direction de la révolution mondiale,
quelles en auraient été les conséquences sur le monde ? Car
l’anarchisme était opposé à toute forme de gouvernement énergique et
à l’État en tant qu’incarnation de la force utilisée pour administrer la
communauté ; le communisme était la déification de la force exercée
par l’État.
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Tout à propos de Bakounine est sincère : sa lutte, ses souffrances
et sa mort. Tout à propos de Marx est faux : ses trente années
d’incitation depuis la salle de lecture du British Museum, sa vie
confortable grâce à la générosité de Friedrich Engels, son mariage
manifestement calculé avec une « von », ses obsèques distinguées avec
oraisons funèbres ; tout est typique du petit bourgeois qui déclamait
contre la bourgeoisie. Le plus faux de tout fut son Manifeste
communiste, qui diagnostiquait un mal (« Le prolétaire est sans
propriété ») et prescrivait le suicide comme remède (« la théorie des
communistes peut se résumer à cette seule phrase : Abolition de la
propriété privée. »)
C’était une indication claire au prolétariat qu’il n’avait rien à
gagner du communisme sauf des chaînes, et si des émeutes
révolutionnaires dans toute l’Europe suivirent la publication du
Manifeste en janvier 1848, les masses opprimées ne peuvent s’être
soulevées selon cette simple logique. Après quelques semaines de
publication, des émeutes se produisirent dans toute l’Allemagne, en
Autriche, en Hongrie, en Italie, en France et au Danemark. C’était la
preuve que les « sociétés secrètes » dans les différents pays étaient en
plein fusionnement, que des moyens avaient été trouvés pour
coordonner et synchroniser leurs révoltes, et ainsi, pour la première
fois, montrer la révolution mondiale en action, via des soulèvements
simultanés dans de nombreux pays.
Il est probable qu’une seule organisation, existant déjà à cette
époque, disposait du réseau international qui pouvait rendre cette
synchronisation et cette coordination possibles ; c’était le rabbinat
talmudique d’Europe de l’Est. Théoriquement, la vaste organisation de
l’Église catholique aurait pu être utilisée dans le même but, mais
l’Église vit dans la révolution son ennemi le plus mortel et ne fut donc
pas utilisée ainsi ; sur ce point, l’Histoire est claire. Ce que Disraeli
avait su et révélé deux ans auparavant devint un fait historique :
« Cette vaste révolution qui se prépare en ce moment en Allemagne…
se construit entièrement sous les auspices des juifs ». Karl Marx et son
Manifeste communiste furent les signes extérieurs et visibles d’un
événement historique significatif : le judaïsme talmudique avait pris le
contrôle de la révolution mondiale.
Des trois hommes qui à cette époque semblaient rivaliser pour
diriger la révolution, Louis Blanc fut rapidement hors course. Il était
membre du gouvernement provisoire mis en place à Paris après la
révolte de 1848, et en qualité de ministre, semblait avoir l’occasion de
mettre ses théories en pratique. Il maintenait que l’individualisme et la
compétition étaient les cancers du corps social, et, comme Marx,
souhaitait mettre en place l’État entièrement despotique (bien que du
genre « État providence » qui fut privilégié par les socialistes
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britanniques un siècle plus tard). Il fut le héraut du « droit au travail »
qui, en Russie au présent siècle, s’avéra être le droit de l’État d’infliger
le travail obligatoire. Pendant ses brèves fonctions, il entreprit de
« garantir le gagne-pain des ouvriers par le travail » et fut autorisé à
convoquer une assemblée de délégués des ouvriers pour préparer un
plan pour le « plein emploi » Ce rassemblement était dans la forme une
anticipation des Soviets, et il représente la revendication principale de
Louis Blanc, dont il faudra se rappeler. Après la répression de la
révolte, il s’enfuit en Angleterre, dont il ne revint que vingt-trois ans
plus tard, ayant perdu toute importance.
Restaient Marx et Bakounine. De façon typique, Karl Marx,
expulsé de Prusse et de France après 1848, s’installa confortablement
à Londres jusqu’à sa mort, trente-quatre ans plus tard. Seul
Bakounine courut pour tenir « les barricades. » Bakounine était de par
sa naissance un aristocrate russe et avait renoncé à son insigne dans
un régiment tsariste en 1832, après la répression de l’insurrection
polonaise de 1830 ; le spectacle d’une Pologne terrorisée inspira dans
le coeur de ce jeune officier russe l’horreur du despotisme, horreur qui
domina sa vie par la suite . Il rencontra Marx avant 1848 et laissa une
description de leurs différences : « Marx m’a qualifié d’idéaliste
sentimental et il avait raison ; je l’ai qualifié de vaniteux, perfide et
rusé et j’avais également raison ».
Bakounine était à Paris lors des combats de 1848, et en mai 1849,
il était membre du gouvernement temporaire mis en place par les
révolutionnaires en Saxe, conduisant la défense de Dresde jusqu’à ce
que les troupes prussiennes l’emportent, lorsqu’il fut capturé en
essayant de s’échapper (avec Richard Wagner). Il fut condamné à mort
et gracié, successivement par les gouvernements saxon et autrichien.
« Il fut enchaîné à un mur pendant une année et livré ensuite au
gouvernement russe. Après six années d’emprisonnement, il fut
renvoyé, édenté, atteint du scorbut et vieilli prématurément, « vers la
liberté tout relative de Sibérie », d’où, en 1861, après douze ans de
captivité, il s’enfuit vers le Japon, l’Amérique et finalement l’Angleterre.
Resté indemne après ces épreuves, il recommença aussitôt à prêcher
l’esprit de révolte anarchiste, et en 1864, il fonda en Suisse son
Internationale (l’Alliance Internationale Sociale Démocratique).
Vers la même époque, Karl Marx fonda son Internationale
(l’Association Internationale des Travailleurs) à Londres, et les années
qui suivirent furent occupées par la lutte décisive entre Bakounine et
Marx pour diriger la révolution. Pendant la longue absence de
Bakounine dans les prisons saxonnes, autrichiennes et russes puis en
Sibérie, Marx avait établi à Londres son emprise sur l’organisation
révolutionnaire internationale (dans plusieurs pays, ses gendres
étaient ses lieutenants, sur le modèle napoléonien), mais la renommée
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de Bakounine était grande et il ne fut privé de « leadership » que par
une série de ruses que Marx, grâce au contrôle qu’il exerçait sur le
Conseil Général, put utiliser contre son rival. En 1872, le Conseil
Général convoqua un congrès de l’Internationale à La Haye, où
Bakounine et ses amis ne purent se rendre en raison de l’hostilité
gouvernementale. Lors ce congrès, des accusations furent portées
contre Bakounine (rappelant celles qui soixante ans plus tard devaient
être portées contre tout dirigeant communiste dont Staline voulait se
débarrasser) et il fut chassé de l’Internationale par un vote du Conseil,
composé principalement d’hommes triés sur le volet par Marx.
Brisé par la maladie, Bakounine mourut quelques années plus
tard, et provoqua semble-t-il sa fin en refusant de se nourrir. Avec lui
disparut tout espoir (si un tel espoir avait jamais existé) que la
révolution mondiale organisée puisse servir à vaincre la tyrannie et
libérer les hommes ; à partir du moment où elle passa « entièrement
sous les auspices des Juifs » (Disraeli), son but fut d’asservir les
hommes et d’établir une tyrannie indestructible. L’idée de Bakounine
était d’organiser la force contre l’oppression, et le pire oppresseur
d’entre tous, à ses yeux, était l’État. Telles étaient ses paroles :
« l’État n’est pas la société, ce n’en est qu’une forme historique, aussi
brutale qu’abstraite. Il est né historiquement, dans tous les pays, du
mariage de la violence, de la rapine, du pillage, en un mot, de la
guerre et de la conquête… Il est depuis son origine, et il en est encore
ainsi, la sanction divine de la force brutale et de l’inégalité
triomphante. L’État est l’autorité; il est la force ; il représente
l’ostentation et la fatuité de la force… »
De fait, un État tel que celui-ci fut conçu et mis en place par Karl
Marx grâce à son mouvement révolutionnaire international, et il fallait
que ce fut un État mondial. Bakounine, en 1869, lorsque sa lutte avec
Karl Marx atteignit son apogée, tout comme Disraeli en 1846 et 1852,
identifia la direction de la révolution mondiale comme étant juive et il y
vit, en y réfléchissant, la cause de la perversion de l’idée
révolutionnaire. Sa Polémique contre les Juifs, écrite en 1869, était
principalement dirigée contre les Juifs de l’Internationale, et d’après ce
que nous avons vu depuis concernant ces questions, nous pouvons
supposer que son renvoi par le Conseil Général Marxiste en 1872
devint une certitude au moment de cette publication en 1869.
Lorsque Disraeli mourut en 1881, il avait passé entre trente et
quarante ans à mettre en garde ses concitoyens et le monde contre
« les sociétés secrètes » :
« Ce n’étaient ni les parlements, ni les populations, ni le cours de la
nature, ni le cours des événements, qui renversèrent le trône de Louis
Philippe… Le trône a été surpris par les sociétés secrètes, toujours
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prêtes à ravager l’Europe… Agissant à l’unisson avec un grand
mouvement populaire, elles peuvent détruire la société… » (1852).
« Il y a en Italie un pouvoir que nous mentionnons rarement dans
cette Chambre… je veux parler des sociétés secrètes. Il est inutile de
nier, car ce fait est impossible à cacher, qu’une grande partie de
l’Europe est couverte d’un réseau de sociétés secrètes, tout comme la
surface de la terre est maintenant couverte de chemins de fer… Elles ne
veulent pas d’un gouvernement constitutionnel ; elles ne veulent pas
d’institutions améliorées… elles veulent changer la propriété de la
terre, chasser les propriétaires actuels du sol et mettre fin aux
établissements ecclésiastiques… » (1856).
Disraeli vit clairement, et il fut peut-être le premier à en
reconnaître l’essence, la nature frauduleuse du libéralisme : « ce sont
les manoeuvres de ces hommes qui attaquent la propriété et le Christ,
que les bonnes gens de ce pays, si matérialistes et si religieux,
reconnaissent et applaudissent comme le progrès de la cause
libérale. »
S’il était dans le pouvoir de l’homme, par des avertissements bien
informés, d’empêcher des événements désastreux, les avertissements
répétés de cette autorité exceptionnelle auraient évité les troubles que
la révolution a fait subir à des millions d’êtres humains au siècle
suivant. Mais, « Par un instinct divin, les esprits des hommes
pressentent le danger imminent » [William Shakespeare, Richard III -
NdT] ; la non prise en compte des avertissements de Disraeli prouva ce
que tous les siècles précédents avaient démontré : aucune mise en
garde orale ne peut dissuader les êtres humains d’une entreprise
périlleuse, ou les tirer d’une dangereuse léthargie. Seule l’expérience
peut les pousser à agir avec le temps, et en cela, le XXe siècle les a
gâtés.
Au cours des décennies vers le milieu du siècle dernier, Disraeli
parla en vain. Il ne pouvait être simplement diffamé comme « chasseur
de sorcières » et fut donc raillé avec des airs de dédain affectueux : « on
pensait généralement de lui » (selon M. Hesketh Pearson) « qu’il avait
une idée fixe au sujet des sociétés secrètes, dont l’existence était niée ;
mais nous pouvons maintenant les voir comme les graines d’un
mouvement qui, ayant trouvé la formule, fusionna et couva l’éclosion
du communisme. » Ce jugement de 1951 est manifestement vrai et en
accord avec le jugement contemporain du témoin révolutionnaire
Benoît Malon : « Le communisme fut transmis dans l’ombre au travers
des sociétés secrètes du XIXe siècle. »
Ainsi, à la mort de Disraeli, ce qu’il s’était efforcé d’éviter arriva :
« les sociétés secrètes » étaient unies dans un mouvement
révolutionnaire mondial sous contrôle juif, et ce mouvement se
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préparait à faire exploser les fondations du XXe siècle. Il avait trouvé la
description parfaite de cette organisation : « Un réseau » qui recouvrait
l’Europe « tout comme la surface de la Terre est maintenant recouverte
de chemins de fer ». Les hommes informés commencèrent à utiliser de
plus en plus fréquemment cette expression, « le réseau », et à parler de
« la main cachée » qui dirigeait les gouvernements. Dans les années
précédant les révolutions de 1848, l’ancien rabbin Drach, qui comme
Disraeli avait prévu ce qui était sur le point d’arriver, publia son acte
d’accusation du Talmud en tant que source de ce processus
perturbateur ; la persécution qui s’ensuivit à son égard fut décrite par
un auteur juif nommé Morel, qui entre autres choses déclara : « que
peuvent faire les mesures les plus sages prises par les autorités de
tous les pays contre la vaste et permanente conspiration d’un peuple
qui, comme un réseau aussi étendu que puissant, et qui s’étend sur tout
le globe, emploie toute son énergie à donner le nom d’Israélite à tout
événement d’intérêt où qu’il se produise.»
Cette suite d’événements est significative. En 1772, la Pologne fut
divisée et, après plus de 2500 ans, le « centre » du gouvernement juif
« cessa d’exister » (selon le Dr Kastein) ou devint un gouvernement juif
secret (comme les autorités russes le pensaient). En 1776, Adam
Weishaupt fonda ses Illuminati. Vers 1846, Disraeli écrivait que « la
révolution se développe entièrement sous des auspices juifs. » En
1869, Michel Bakounine, le disciple de Weishaupt, attaqua les juifs au
sein du mouvement révolutionnaire. En 1872, Bakounine fut chassé et
le mouvement communiste uni émergea clairement, sous Karl Marx
(en 1917, le communisme produisit un gouvernement bolchevique
presque exclusivement juif).
Tel fut le résultat, prévu par Disraeli, de la suppression des
handicaps juifs et de quelques décennies d’émancipation juive.
L’abaissement des barrières resta sans effet sur l’intégration des Juifs
au sein du comité des peuples ; ses conséquences furent de donner à
« la secte la plus redoutable » (selon les paroles de Bakounine) la
liberté de travailler à la ruine de ces peuples par la révolution. Les
réponses apportées par le Sanhédrin aux questions de Napoléon au
début du siècle, se révélèrent dénuées de force au milieu du siècle. À
dater de ce moment, les Juifs ne seraient pas autorisés à s’engager
avec les autres hommes, dans les nationalités et les lois des pays où
ils demeuraient ; au contraire, l’identification avec la révolution
mondiale les mit encore plus à l’écart des autres qu’ils ne l’avaient
jamais été auparavant. Le siècle de l’émancipation avait été transformé
en supercherie avant même qu’il ne se termine.
C’est au cours du XXe siècle (comme le rapporte à nouveau le Dr
Kastein), que le terme « antisémitisme » est né. Puisqu’il ne fallait plus
dire que la « persécution » existait, il fallait trouver un nouveau mot,
219
capable d’intimider les gentils et de terrifier les juifs, le deuxième but
étant plus important que le premier, et « antisémitisme » fut inventé.
« Abracadabra » aurait pu aussi bien faire l’affaire, car le terme
« antisémitisme » est particulièrement absurde par rapport aux gens
qui ne sont manifestement pas des Sémites et dont la Loi ordonne
l’éradication des Sémites (les peuples arabes de Palestine ; toute
manifestation de sympathie envers les Arabes sémitiques, expulsés de
leur pays natal par les intrus sionistes en 1948, fut à la longue
qualifiée d’« antisémitisme »).
On peut supposer que les auteurs de ce terme désiraient préserver
des mots tels que juif et anti-juif de la controverse publique, et
comptaient sur l’intimidation des esprits grâce à l’introduction d’un
mot obscurantiste. Ce que la secte dominante signifiait par
« antisémitisme » était en fait la combinaison de lèse-majesté (offenses
à la dignité du pouvoir souverain) et d’hérésie (opposition à la doctrine
religieuse suprême) ; et au milieu du présent siècle, les esprits
s’étaient en grande partie soumis à cette idée ; cette famille peuplée de
nombreuses âmes qui auraient jadis enlevé leur chapeau à l’approche
du régisseur du châtelain, ou qui se seraient signées à un simple
regard du prêtre dès que ce dernier tournait le dos, cette famille tenait
maintenant sa langue et prenait un air respectueux à l’évocation de
toute affaire juive.
L’expression « antisémitisme » fut inventée à l’époque où « les
hommes de race juive », ainsi que le soulignèrent Disraeli et
Bakounine, reprirent la direction de la révolution mondiale, et l’objectif
principal de son invention était de dissuader par l’intimidation tout
débat public concernant ce développement remarquable ; les
événements du siècle présent l’ont abondamment prouvé, comme ce
livre le montrera. À une époque récente, une autorité juive, M. Bernard
Lazare, proposa une définition de « l’antisémitisme » dans un livre
intitulé ainsi. Cette définition n’avait aucun rapport avec le prophète
Sem et sa tribu, avec le sang, le discours ou la lignée sémitiques, ou
avec quoi que ce soit de sémitique ; M. Lazare associait entièrement
« l’antisémitisme » à une opinion défavorable du rôle joué par les juifs
dans la Révolution. Il écrivit :
« Voici ce qui doit distinguer l’historien impartial de l’antisémite.
L’antisémite dit : ‘ le juif est le préparateur, le conspirateur,
l’ingénieur en chef des révolutions ; l’historien impartial se confine à
l’étude du rôle que le juif, étant donné son esprit, son caractère, la
nature de sa philosophie et sa religion, peut avoir joué dans les
processus et les mouvements révolutionnaires. »
Ce que M. Lazare exprime clairement, c’est que seul un simple
« rôle » dans les processus révolutionnaires pourrait être attribué aux
juifs, et que celui qui disait que le juif était « le préparateur, le
220
conspirateur, l’ingénieur en chef des révolutions », commettait un
crime de lèse-majesté et d’hérésie.
Pourtant, c’est en substance ce que disait Disraeli (qui avait
d’ailleurs peut-être une ou deux gouttes de sang sémitique coulant
dans ses veines, et en cela il était différent des juifs de l’Est auxquels il
faisait allusion) : « cette vaste révolution… se développe entièrement
sous les auspices des juifs », « l’influence des juifs peut être retracée
dans la dernière éruption du principe destructeur », « on retrouve des
hommes de race juive à la tête de chacune d’elles » (c’est-à-dire, les
sociétés secrètes).
Étant lui-même de race juive, Disraeli ne ressentit
vraisemblablement pas le besoin d’insister sur le fait que beaucoup de
juifs étaient aussi vaillamment opposés que lui « à la vaste révolution »
et « au principe destructeur ». À son époque, cela aurait paru évident
et il n’aurait pas eu à blinder ses paroles contre le propagandiste qui,
aujourd’hui, l’accuserait d’incriminer tous les Juifs par ses allusions
aux « auspices des juifs » et à « l’influence des juifs » (ce qui, selon la
définition de M. Lazare, ferait de lui un « antisémite » !).
Depuis la période révolutionnaire française (où les juifs vivant
depuis longtemps en France mirent en garde contre les nouveaux
venus de l’Est qui causaient des troubles en Alsace), les juifs séfarades
de l’Ouest résistèrent fortement au vent mauvais qui soufflait vers eux
depuis l’Est. L’émancipation avait desserré leurs liens ; ils étaient prêts
à perdre tout ce qu’ils avaient gagné, si jamais « le principe
destructeur », « manigancé » par la secte talmudique et les ashkénazes
à l’Est, devait l’emporter sur l’Occident.
Les mises en garde de Disraeli s’adressaient à cette population
séfarade, qui était alors la partie dominante de la communauté juive,
tout autant qu’aux gentils ; peut-être même plus. On peut dire aussi
que les juifs séfarades y prêtèrent plus d’attention que les foules de
gentils autour d’eux. Leur punition serait l’excommunication ; par
l’une des plus formidables opérations jamais réalisées par des
statisticiens sur un groupe de gens, les séfarades allaient sous cent
ans être déclarés comme étant pratiquement disparus (tout comme
« les dix tribus perdues » longtemps auparavant).
mit en garde à maintes reprises la chrétienté contre la révolution
mondiale. Tout comme de Luchet, Alexander Hamilton et Edmond
Burke cinquante ans auparavant, il détecta le « dessein » derrière celleci
; à la différence de Lord Acton, qui cinquante ans plus tard n’évoqua
que de simples « dirigeants », Disraeli identifia ces organisateurs en
tant que juifs. Le siècle qui s’est écoulé depuis qu’il lança ces
avertissements lui a donné raison ; quelles qu’en soient ses origines,
la révolution mondiale organisée était sous leadership judaïste au
milieu du XIXe siècle et le resta au moins jusqu’aux années 1920 (de
l’avis de l’auteur, cette situation a ensuite perduré et prévaut
aujourd’hui).
Pourquoi la secte talmudique reprit la direction de l’organisation
révolutionnaire établie par Weishaupt, ou est-ce qu’elle incita
l’entreprise révolutionnaire d’origine, sont deux questions auxquelles
on ne peut répondre aujourd’hui.
Si l’ambition de la domination mondiale judaïque, instillée au
cours des siècles par le Talmud et encore plus par la Kabbale10, doit
toujours s’accomplir, l’asservissement des « païens » à la Sainte Nation
devra se faire par l’intermédiaire d’une organisation destructrice
comme celle établie par Weishaupt ; le fait que Weishaupt ait fondé les
Illuminati au moment même où le « centre » juif de Pologne disparut de
la vue, après une existence ininterrompue de plus de deux mille ans,
pourrait être plus qu’une coïncidence. D’autre part, il est également
possible que la secte dominante, pour l’objectif de l’accomplissement
talmudique, ait repris le contrôle d’une organisation destructrice déjà
mise en place par des non-juifs à d’autres fins.
Les deux avertissements les plus significatifs de Disraeli
précédèrent et suivirent les émeutes révolutionnaires qui se
produisirent dans de nombreuses régions d’Europe en 1848. En se
fondant sur l’expérience acquise en France un demi-siècle auparavant,
celles-ci représentèrent la seconde des « éruptions, concoctées comme
l’occasion le permettra », et « les explosions périodiques » que
10 L’Encyclopaedia Juive dit que la Kabbale (la connaissance orale, traditionnelle, par
opposition à la loi écrite, ou Torah), à partir du XIIIe siècle, s’est élargie en une vaste
littérature, parallèlement et en opposition au Talmud, et n’étant confiée qu’à quelques élus.
Mme Nesta Webster, cependant, cite un autre passage de l’Encyclopaedia Juive disant que
« la Kabbale n’est pas vraiment en opposition avec le Talmud ».
209
l’organisation révolutionnaire-mondiale allait provoquer (comme de
Luchet et Alexandre Hamilton l’avaient prédit). Elles échouèrent
partout, probablement en raison du fait que le souvenir de la
Révolution française était suffisamment récent pour que les
gouvernements et les peuples s’y attaquent de manière résolue. Leur
répression laissa Disraeli sans aucune illusion sur l’avenir. Il avait
décrit ce qui arriverait avant que cela n’arrive ; ensuite, il prédit la
poursuite de la conspiration et le retour des violentes émeutes.
Disraeli écrivit des romans (avec plus de succès que deux
imitateurs à venir, le colonel House du Texas et M. Winston Churchill
dans sa jeunesse) dans lesquels il se décrivait comme un imprésario
des affaires humaines, distant, courtois, omniscient et un peu
moqueur. Dans Coningsby il est le personnage principal, Sidonia, un
juif hispano-musulman, maître de la finance, pouvoir derrière tous les
pouvoirs et manipulateur sans passion des affaires, celui qui est « aidé
par cette caractéristique d’être absolument libre de préjugés, ce qui
est l’acquis compensatoire d’un homme apatride. »
Sidonia fit remarquer en 1846 (l’année où Coningsby fut publié) :
« Cette vaste révolution qui se prépare en ce moment en Allemagne et…
dont on sait encore si peu de choses en Angleterre, se construit
entièrement sous les auspices des juifs. »
Puis, après les émeutes de 1848, Disraeli revint sur le sujet, en
déclarant à la Chambre des communes en 1852 : « L’influence des juifs
peut être retracée dans la dernière éruption du principe destructeur en
Europe. Une insurrection se déroule contre la tradition et l’aristocratie,
contre la religion et la propriété… L’égalité naturelle des hommes et
l’abrogation de la propriété sont proclamées par les sociétés secrètes
qui forment des gouvernements temporaires, et on trouve des hommes
de race juive à la tête de chacune d’entre elles » (exactement la même
chose s’est reproduite en Russie, en 1917, c’est-à-dire soixante-dix ans
après les émeutes de 1848).
Disraeli ajouta : « Les manipulateurs les plus habiles de la
propriété s’allient aux communistes ; le peuple spécial et élu touche
les mains de toute la vermine et de toutes les basses castes de
l’Europe. » Ceci, dit-il, parce qu’ils voulaient détruire le christianisme.
Le travail de recherche, dans une tâche comme celle-ci, est
laborieux et offre peu de compensations, mais la rencontre avec
Disraeli fut un réconfort. Le lecteur a déjà rencontré quelques vrais
prophètes parmi les nombreux faux, au cours de ce voyage à travers
les siècles, mais il n’en rencontrera aucun tel que Benjamin Disraeli,
dont la libération des liens talmudiques lui donnait « cette
caractéristique d’être absolument libre de préjugés ». Son nom était
significatif, car il était de la race des prophètes israélites qui avaient
210
dénoncé Juda. Il était fier de son ascendance, et pourtant son
détachement lui permit d’éprouver un amour pour l’Angleterre que
ceux qui sont d’ascendance anglaise peuvent rarement égaler. Ses
commentaires ironiques sur les affaires publiques et les événements
humains sont rafraîchissants à lire à notre époque, où les politiciens
fuient la vérité comme le diable fuirait l’eau bénite.
Il déclara de manière sincère que « le monde est dirigé par des
personnages très différents de ce que peuvent imaginer ceux qui ne
sont pas dans les coulisses » et par ces paroles, il affirma
publiquement que le véritable gouvernement se faisait en sous-main.
Tous les observateurs bien informés savent que c’est la réalité, mais
n’importe quel président américain ou Premier ministre britannique
actuel dénoncerait cette déclaration comme « chasse aux sorcières ».
« Je pense », dit Sidonia, « qu’il n’y a pas d’erreur aussi vulgaire que de
croire que les révolutions surviennent pour des raisons économiques ».
Ainsi parlait Disraeli ; à notre époque, les Lloyd George et Woodrow
Wilson, les Roosevelt et Truman ont prétendu que les révolutions en
France, en Russie ou ailleurs furent des protestations massives
spontanées du « peuple », exaspéré, contre la « tyrannie. »
Disraeli appliquait l’enseignement du christianisme ; il n’était pas
seulement « un juif baptisé ».
Il n’aurait pas associé son nom, ni celui de son pays, à la
vengeance de Nuremberg venue de l’Ancien Testament, car voici ce
qu’il dit après la révolte indienne de 1857, alors que l’esprit de
vengeance était à son comble dans le pays : « Je proclame sans la
moindre hésitation mon humble désapprobation des personnes de
haute autorité annonçant que sur la norme élevée de l’Angleterre,
la “vengeance”, non la “justice”, devrait être gravée… je proteste
contre les atrocités suivies par des atrocités. J’ai entendu des
choses et vu des choses écrites dernièrement qui me feraient
presque supposer que les opinions religieuses du peuple
d’Angleterre ont soudainement changé et que, au lieu de s’incliner
devant le nom de Jésus, nous nous préparerions à rétablir le culte de
Moloch. Je ne peux croire que notre devoir soit de céder à un tel
esprit. »
Ces paroles contiennent une allusion qui atteint chaque juif et
gentil. Le judaïsme talmudique est « l’adoration de Moloch », et Disraeli
le savait lorsqu’il choisit ces mots. Toute la querelle enragée entre
l’Israël antique et la Juda des Lévites avait tourné autour de ce faux
dieu et de ses exigences, et Israël avait tourné le dos à Juda pour cette
raison même ; c’est là l’origine de la controverse de Sion, il y a trois
mille ans comme aujourd’hui.
Elle se retrouve dans les deux passages les plus significatifs de
l’Ancien Testament : l’accusation de Jérémie comme quoi Dieu n’a
211
jamais ordonné aux enfants d’Israël « de passer leurs fils et filles par le
feu jusqu’à Moloch… ni ne m’est venu à l’esprit qu’ils devaient
commettre cette abomination pour pousser Juda au péché » ; et la
réponse d’Ézéchiel comme quoi Dieu avait donné à Israël ces « lois qui
ne sont pas bonnes » et le sacrifice du premier-né. Le dieu d’amour et
de miséricorde, contre le dieu de haine, de vengeance et de
sacrifice humain : depuis le début, ce fut la question, et ça l’est
aujourd’hui, et si Disraeli avait vécu cent ans plus tard, la
chrétienté aurait peu-être pu, par ce greffon de la communauté
juive, être épargnée du stigmate de la vengeance talmudique à
Nuremberg.
De même, on ne peut pas imaginer Disraeli se prêtant lui-même,
ainsi que son ministère et la force de son pays, au soutien et à
l’expansion de la révolution mondiale, comme les dirigeants de la
Grande-Bretagne et de l’Amérique s’y prêtèrent lors de la Première et
de la Seconde Guerres mondiales ; toute sa vie publique fut passée à
avertir son pays contre la conspiration destructrice que les leaders
promouvaient par leurs actes.
En 1955, un certain Lord Samuel (qui à l’âge d’or du libéralisme
est passé du simple citoyen M. Herbert Samuel, par le biais de divers
offices politiques, à l’anoblissement) déclara fièrement être le premier
juif à avoir jamais occupé un statut de ministre en Angleterre. C’était
vraisemblablement une moquerie au sujet de la conversion de
Disraeli ; néanmoins, le monde au XXe siècle aurait pu être meilleur
s’il y avait eu plus de Disraeli. Ce qui est frappant à propos de Disraeli,
examiné avec un siècle de recul, c’est son habitude de dire la vérité
absolue, l’exactitude de ses prédictions, son immense connaissance
instinctive et acquise, son amour profond - mais dénué de passion -
pour l’Angleterre, et sa charité chrétienne. Dans les faits, il eut
toujours raison ; dans les affaires d’opinion, il fut toujours du côté des
anges. Son mépris pour les « libéraux » était immense, quoique
exprimé avec délicatesse (« l’infanticide est pratiqué aussi largement et
légalement en Angleterre qu’il l’est sur les bords du Gange, une
situation qui n’a apparemment pas encore retenu l’attention de la
Société pour la propagation de l’Évangile »). Le présent auteur pense
qu’il s’est trompé sur un point, à savoir son idée que les doctrines de
Jésus constituaient la réalisation, non pas le désaveu, du judaïsme.
C’est le contraire qui me paraît exact, à savoir que le judaïsme était
cette même hérésie (« l’adoration de Moloch ») que Disraeli rejetait et
que Jésus était venu changer.
Disraeli était à la fois le produit de la communauté juive séfarade
et de l’Angleterre à cette période ; il n’aurait pu, sans ces deux
influences, atteindre cette « caractéristique d’être absolument libre
de préjugés ». Son père, Isaac D’Israeli, écrivit, « Une religion qui
212
n’admet pas la tolérance ne peut être tolérée sans risque, s’il y la
moindre chance qu’elle obtienne une ascendance politique », et
selon l’Encyclopaedia Britannica, la raison pour laquelle Isaac se retira
de la synagogue était que le judaïsme talmudique, avec ses lois rigides,
« coupe les juifs de la grande famille de l’humanité ». Le biographe de
son fils, M. Hesketh Pearson, dit que les anciens condamnèrent Isaac
D’Israeli à une amende de quarante livres lorsqu’il refusa de devenir
Gardien de la Congrégation, et déclara qu’il ne pourrait jamais
participer à leur culte public « car, telle qu’il est mené actuellement, il
perturbe, au lieu de susciter les sentiments religieux. » Isaac n’aurait
pu défier ainsi les anciens, s’il avait vécu dans une communauté
talmudique en Russie ou en Pologne ; il aurait été proscrit, et peut-être
tué.
Ainsi, le père et le fils (qui devint membre de l’Église anglicane à
l’âge de douze ans) furent-ils façonnés par l’atmosphère de liberté de
l’Angleterre à cette époque. Benjamin Disraeli devait accomplir la
suppression des derniers handicaps posés pour les Juifs en
Angleterre, et proclamer ensuite publiquement – dans la suite
immédiate de cette émancipation – que les Juifs étaient en passe de
reprendre partout le contrôle de la révolution mondiale. Pour un
homme dont la caractéristique était d’être « absolument libre de
préjugés », la campagne contre les handicaps juifs et le franc exposé
de ce résultat étaient tous deux des devoirs inévitables, même si le
second développement confirmait les avertissements des ennemis de
cette émancipation juive, pour laquelle Disraeli s’était battu.
Avant de conclure le récit des mises en garde de Disraeli, le cours
de la révolution mondiale à son époque doit être suivi à la trace, c’està-
dire durant le siècle qui suivit le début des hostilités en France.
Quand Weishaupt mourut en 1830, laissant derrière lui le plan et
l’organisation d’abord révélés par la découverte des documents des
Illuminati en 1786, Disraeli avait 26 ans. Les cinquante ans suivants
furent consacrés à la lutte pour la succession de Weishaupt ; pendant
cette période, Disraeli lança nombre de mises en garde. À l’issue de
cette période, le contrôle juif de la révolution mondiale était néanmoins
fermement établi et avait reçu l’empreinte des Juifs de l’Est, des
Khazars mongoloïdes, sous la férule de leurs rabbins talmudiques.
Le résultat aurait pu être différent, car des hommes de toutes
sortes luttèrent pour succéder à Weishaupt, et beaucoup d’entre eux
étaient des gentils. Au début il n’y avait pas d’organisation
révolutionnaire unique ; il y avait des sociétés secrètes
révolutionnaires, pas encore unies, dans divers pays. La première
d’entre elles, et celle qui était le plus clairement dans la droite ligne
des llluminati de Weishaupt, était Alta Vendita en Italie, dont certains
documents, saisis et publiés par le gouvernement pontifical, révélèrent
213
une identité de but et de méthode avec les documents Illuminati
antérieurs d’un demi-siècle (ainsi que Mme Nesta Webster l’a démontré
à partir des travaux de Crétineau Joly.)
En France, la franc-maçonnerie continuait à servir de manteau
pour la révolution, et en Allemagne, la « Ligue de Vertu » (Tugendbund)
était dirigée par les lieutenants de Weishaupt.
Divers hommes travaillèrent à la fusion de ces mouvements
nationaux, apparemment distincts, en un seul, et en assumèrent la
direction, en remplacement d’Adam Weishaupt. Parmi eux se
trouvaient un Français, Louis Blanc (dont le lecteur gardera le nom en
mémoire, pour une raison qui apparaîtra plus tard ; il parut
susceptible un moment donné de remplir le rôle de Lénine, avant
même la naissance de celui-ci) ; un Russe, Michel Bakounine ; et un
juif né en Allemagne, Karl Marx.
La lutte fut menée entre ces deux derniers, car Louis Blanc
s’effaça bientôt de la scène. Michel Bakounine et Karl Marx étaient aux
antipodes l’un de l’autre. Bakounine, « le père de l’anarchie », était « un
disciple de Weishaupt », selon le socialiste révolutionnaire français
Benoît Malon. Il représentait cette jeune race de révolutionnaires
idéalistes qui pensaient avoir trouvé dans la révolution un instrument
pour détruire la tyrannie. Il voyait le danger que l’État confiscatoire,
installé sur les ruines de la propriété privée, reproduise tout
simplement la propension tyrannique du capitalisme privé sous une
forme gargantuesque ; il chercha donc des façons de réconcilier la
propriété conjointe de la terre et du capital avec la diminution la plus
extrême possible des pouvoirs de l’État, et même en définitive, avec
l’abolition complète de l’État. Ainsi était-il l’opposé même de Karl Marx,
dont la proposition similaire, concernant la propriété conjointe de la
terre et du capital, visait à la simple installation d’une super-tyrannie
à la place de petits tyrans.
La passion dominante (et la motivation première) dans tout le
travail de Bakounine était l’horreur du despotisme ; Marx avait planifié
la destruction d’une classe dirigeante pour établir un despotisme tel
que le monde n’en avait jamais connu. C’était-là la différence profonde
entre les deux hommes, et elle soulève une question à laquelle on n’a
jamais répondu : si à la place du communisme de Marx, l’anarchisme
de Bakounine avait pris en main la direction de la révolution mondiale,
quelles en auraient été les conséquences sur le monde ? Car
l’anarchisme était opposé à toute forme de gouvernement énergique et
à l’État en tant qu’incarnation de la force utilisée pour administrer la
communauté ; le communisme était la déification de la force exercée
par l’État.
214
Tout à propos de Bakounine est sincère : sa lutte, ses souffrances
et sa mort. Tout à propos de Marx est faux : ses trente années
d’incitation depuis la salle de lecture du British Museum, sa vie
confortable grâce à la générosité de Friedrich Engels, son mariage
manifestement calculé avec une « von », ses obsèques distinguées avec
oraisons funèbres ; tout est typique du petit bourgeois qui déclamait
contre la bourgeoisie. Le plus faux de tout fut son Manifeste
communiste, qui diagnostiquait un mal (« Le prolétaire est sans
propriété ») et prescrivait le suicide comme remède (« la théorie des
communistes peut se résumer à cette seule phrase : Abolition de la
propriété privée. »)
C’était une indication claire au prolétariat qu’il n’avait rien à
gagner du communisme sauf des chaînes, et si des émeutes
révolutionnaires dans toute l’Europe suivirent la publication du
Manifeste en janvier 1848, les masses opprimées ne peuvent s’être
soulevées selon cette simple logique. Après quelques semaines de
publication, des émeutes se produisirent dans toute l’Allemagne, en
Autriche, en Hongrie, en Italie, en France et au Danemark. C’était la
preuve que les « sociétés secrètes » dans les différents pays étaient en
plein fusionnement, que des moyens avaient été trouvés pour
coordonner et synchroniser leurs révoltes, et ainsi, pour la première
fois, montrer la révolution mondiale en action, via des soulèvements
simultanés dans de nombreux pays.
Il est probable qu’une seule organisation, existant déjà à cette
époque, disposait du réseau international qui pouvait rendre cette
synchronisation et cette coordination possibles ; c’était le rabbinat
talmudique d’Europe de l’Est. Théoriquement, la vaste organisation de
l’Église catholique aurait pu être utilisée dans le même but, mais
l’Église vit dans la révolution son ennemi le plus mortel et ne fut donc
pas utilisée ainsi ; sur ce point, l’Histoire est claire. Ce que Disraeli
avait su et révélé deux ans auparavant devint un fait historique :
« Cette vaste révolution qui se prépare en ce moment en Allemagne…
se construit entièrement sous les auspices des juifs ». Karl Marx et son
Manifeste communiste furent les signes extérieurs et visibles d’un
événement historique significatif : le judaïsme talmudique avait pris le
contrôle de la révolution mondiale.
Des trois hommes qui à cette époque semblaient rivaliser pour
diriger la révolution, Louis Blanc fut rapidement hors course. Il était
membre du gouvernement provisoire mis en place à Paris après la
révolte de 1848, et en qualité de ministre, semblait avoir l’occasion de
mettre ses théories en pratique. Il maintenait que l’individualisme et la
compétition étaient les cancers du corps social, et, comme Marx,
souhaitait mettre en place l’État entièrement despotique (bien que du
genre « État providence » qui fut privilégié par les socialistes
215
britanniques un siècle plus tard). Il fut le héraut du « droit au travail »
qui, en Russie au présent siècle, s’avéra être le droit de l’État d’infliger
le travail obligatoire. Pendant ses brèves fonctions, il entreprit de
« garantir le gagne-pain des ouvriers par le travail » et fut autorisé à
convoquer une assemblée de délégués des ouvriers pour préparer un
plan pour le « plein emploi » Ce rassemblement était dans la forme une
anticipation des Soviets, et il représente la revendication principale de
Louis Blanc, dont il faudra se rappeler. Après la répression de la
révolte, il s’enfuit en Angleterre, dont il ne revint que vingt-trois ans
plus tard, ayant perdu toute importance.
Restaient Marx et Bakounine. De façon typique, Karl Marx,
expulsé de Prusse et de France après 1848, s’installa confortablement
à Londres jusqu’à sa mort, trente-quatre ans plus tard. Seul
Bakounine courut pour tenir « les barricades. » Bakounine était de par
sa naissance un aristocrate russe et avait renoncé à son insigne dans
un régiment tsariste en 1832, après la répression de l’insurrection
polonaise de 1830 ; le spectacle d’une Pologne terrorisée inspira dans
le coeur de ce jeune officier russe l’horreur du despotisme, horreur qui
domina sa vie par la suite . Il rencontra Marx avant 1848 et laissa une
description de leurs différences : « Marx m’a qualifié d’idéaliste
sentimental et il avait raison ; je l’ai qualifié de vaniteux, perfide et
rusé et j’avais également raison ».
Bakounine était à Paris lors des combats de 1848, et en mai 1849,
il était membre du gouvernement temporaire mis en place par les
révolutionnaires en Saxe, conduisant la défense de Dresde jusqu’à ce
que les troupes prussiennes l’emportent, lorsqu’il fut capturé en
essayant de s’échapper (avec Richard Wagner). Il fut condamné à mort
et gracié, successivement par les gouvernements saxon et autrichien.
« Il fut enchaîné à un mur pendant une année et livré ensuite au
gouvernement russe. Après six années d’emprisonnement, il fut
renvoyé, édenté, atteint du scorbut et vieilli prématurément, « vers la
liberté tout relative de Sibérie », d’où, en 1861, après douze ans de
captivité, il s’enfuit vers le Japon, l’Amérique et finalement l’Angleterre.
Resté indemne après ces épreuves, il recommença aussitôt à prêcher
l’esprit de révolte anarchiste, et en 1864, il fonda en Suisse son
Internationale (l’Alliance Internationale Sociale Démocratique).
Vers la même époque, Karl Marx fonda son Internationale
(l’Association Internationale des Travailleurs) à Londres, et les années
qui suivirent furent occupées par la lutte décisive entre Bakounine et
Marx pour diriger la révolution. Pendant la longue absence de
Bakounine dans les prisons saxonnes, autrichiennes et russes puis en
Sibérie, Marx avait établi à Londres son emprise sur l’organisation
révolutionnaire internationale (dans plusieurs pays, ses gendres
étaient ses lieutenants, sur le modèle napoléonien), mais la renommée
216
de Bakounine était grande et il ne fut privé de « leadership » que par
une série de ruses que Marx, grâce au contrôle qu’il exerçait sur le
Conseil Général, put utiliser contre son rival. En 1872, le Conseil
Général convoqua un congrès de l’Internationale à La Haye, où
Bakounine et ses amis ne purent se rendre en raison de l’hostilité
gouvernementale. Lors ce congrès, des accusations furent portées
contre Bakounine (rappelant celles qui soixante ans plus tard devaient
être portées contre tout dirigeant communiste dont Staline voulait se
débarrasser) et il fut chassé de l’Internationale par un vote du Conseil,
composé principalement d’hommes triés sur le volet par Marx.
Brisé par la maladie, Bakounine mourut quelques années plus
tard, et provoqua semble-t-il sa fin en refusant de se nourrir. Avec lui
disparut tout espoir (si un tel espoir avait jamais existé) que la
révolution mondiale organisée puisse servir à vaincre la tyrannie et
libérer les hommes ; à partir du moment où elle passa « entièrement
sous les auspices des Juifs » (Disraeli), son but fut d’asservir les
hommes et d’établir une tyrannie indestructible. L’idée de Bakounine
était d’organiser la force contre l’oppression, et le pire oppresseur
d’entre tous, à ses yeux, était l’État. Telles étaient ses paroles :
« l’État n’est pas la société, ce n’en est qu’une forme historique, aussi
brutale qu’abstraite. Il est né historiquement, dans tous les pays, du
mariage de la violence, de la rapine, du pillage, en un mot, de la
guerre et de la conquête… Il est depuis son origine, et il en est encore
ainsi, la sanction divine de la force brutale et de l’inégalité
triomphante. L’État est l’autorité; il est la force ; il représente
l’ostentation et la fatuité de la force… »
De fait, un État tel que celui-ci fut conçu et mis en place par Karl
Marx grâce à son mouvement révolutionnaire international, et il fallait
que ce fut un État mondial. Bakounine, en 1869, lorsque sa lutte avec
Karl Marx atteignit son apogée, tout comme Disraeli en 1846 et 1852,
identifia la direction de la révolution mondiale comme étant juive et il y
vit, en y réfléchissant, la cause de la perversion de l’idée
révolutionnaire. Sa Polémique contre les Juifs, écrite en 1869, était
principalement dirigée contre les Juifs de l’Internationale, et d’après ce
que nous avons vu depuis concernant ces questions, nous pouvons
supposer que son renvoi par le Conseil Général Marxiste en 1872
devint une certitude au moment de cette publication en 1869.
Lorsque Disraeli mourut en 1881, il avait passé entre trente et
quarante ans à mettre en garde ses concitoyens et le monde contre
« les sociétés secrètes » :
« Ce n’étaient ni les parlements, ni les populations, ni le cours de la
nature, ni le cours des événements, qui renversèrent le trône de Louis
Philippe… Le trône a été surpris par les sociétés secrètes, toujours
217
prêtes à ravager l’Europe… Agissant à l’unisson avec un grand
mouvement populaire, elles peuvent détruire la société… » (1852).
« Il y a en Italie un pouvoir que nous mentionnons rarement dans
cette Chambre… je veux parler des sociétés secrètes. Il est inutile de
nier, car ce fait est impossible à cacher, qu’une grande partie de
l’Europe est couverte d’un réseau de sociétés secrètes, tout comme la
surface de la terre est maintenant couverte de chemins de fer… Elles ne
veulent pas d’un gouvernement constitutionnel ; elles ne veulent pas
d’institutions améliorées… elles veulent changer la propriété de la
terre, chasser les propriétaires actuels du sol et mettre fin aux
établissements ecclésiastiques… » (1856).
Disraeli vit clairement, et il fut peut-être le premier à en
reconnaître l’essence, la nature frauduleuse du libéralisme : « ce sont
les manoeuvres de ces hommes qui attaquent la propriété et le Christ,
que les bonnes gens de ce pays, si matérialistes et si religieux,
reconnaissent et applaudissent comme le progrès de la cause
libérale. »
S’il était dans le pouvoir de l’homme, par des avertissements bien
informés, d’empêcher des événements désastreux, les avertissements
répétés de cette autorité exceptionnelle auraient évité les troubles que
la révolution a fait subir à des millions d’êtres humains au siècle
suivant. Mais, « Par un instinct divin, les esprits des hommes
pressentent le danger imminent » [William Shakespeare, Richard III -
NdT] ; la non prise en compte des avertissements de Disraeli prouva ce
que tous les siècles précédents avaient démontré : aucune mise en
garde orale ne peut dissuader les êtres humains d’une entreprise
périlleuse, ou les tirer d’une dangereuse léthargie. Seule l’expérience
peut les pousser à agir avec le temps, et en cela, le XXe siècle les a
gâtés.
Au cours des décennies vers le milieu du siècle dernier, Disraeli
parla en vain. Il ne pouvait être simplement diffamé comme « chasseur
de sorcières » et fut donc raillé avec des airs de dédain affectueux : « on
pensait généralement de lui » (selon M. Hesketh Pearson) « qu’il avait
une idée fixe au sujet des sociétés secrètes, dont l’existence était niée ;
mais nous pouvons maintenant les voir comme les graines d’un
mouvement qui, ayant trouvé la formule, fusionna et couva l’éclosion
du communisme. » Ce jugement de 1951 est manifestement vrai et en
accord avec le jugement contemporain du témoin révolutionnaire
Benoît Malon : « Le communisme fut transmis dans l’ombre au travers
des sociétés secrètes du XIXe siècle. »
Ainsi, à la mort de Disraeli, ce qu’il s’était efforcé d’éviter arriva :
« les sociétés secrètes » étaient unies dans un mouvement
révolutionnaire mondial sous contrôle juif, et ce mouvement se
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préparait à faire exploser les fondations du XXe siècle. Il avait trouvé la
description parfaite de cette organisation : « Un réseau » qui recouvrait
l’Europe « tout comme la surface de la Terre est maintenant recouverte
de chemins de fer ». Les hommes informés commencèrent à utiliser de
plus en plus fréquemment cette expression, « le réseau », et à parler de
« la main cachée » qui dirigeait les gouvernements. Dans les années
précédant les révolutions de 1848, l’ancien rabbin Drach, qui comme
Disraeli avait prévu ce qui était sur le point d’arriver, publia son acte
d’accusation du Talmud en tant que source de ce processus
perturbateur ; la persécution qui s’ensuivit à son égard fut décrite par
un auteur juif nommé Morel, qui entre autres choses déclara : « que
peuvent faire les mesures les plus sages prises par les autorités de
tous les pays contre la vaste et permanente conspiration d’un peuple
qui, comme un réseau aussi étendu que puissant, et qui s’étend sur tout
le globe, emploie toute son énergie à donner le nom d’Israélite à tout
événement d’intérêt où qu’il se produise.»
Cette suite d’événements est significative. En 1772, la Pologne fut
divisée et, après plus de 2500 ans, le « centre » du gouvernement juif
« cessa d’exister » (selon le Dr Kastein) ou devint un gouvernement juif
secret (comme les autorités russes le pensaient). En 1776, Adam
Weishaupt fonda ses Illuminati. Vers 1846, Disraeli écrivait que « la
révolution se développe entièrement sous des auspices juifs. » En
1869, Michel Bakounine, le disciple de Weishaupt, attaqua les juifs au
sein du mouvement révolutionnaire. En 1872, Bakounine fut chassé et
le mouvement communiste uni émergea clairement, sous Karl Marx
(en 1917, le communisme produisit un gouvernement bolchevique
presque exclusivement juif).
Tel fut le résultat, prévu par Disraeli, de la suppression des
handicaps juifs et de quelques décennies d’émancipation juive.
L’abaissement des barrières resta sans effet sur l’intégration des Juifs
au sein du comité des peuples ; ses conséquences furent de donner à
« la secte la plus redoutable » (selon les paroles de Bakounine) la
liberté de travailler à la ruine de ces peuples par la révolution. Les
réponses apportées par le Sanhédrin aux questions de Napoléon au
début du siècle, se révélèrent dénuées de force au milieu du siècle. À
dater de ce moment, les Juifs ne seraient pas autorisés à s’engager
avec les autres hommes, dans les nationalités et les lois des pays où
ils demeuraient ; au contraire, l’identification avec la révolution
mondiale les mit encore plus à l’écart des autres qu’ils ne l’avaient
jamais été auparavant. Le siècle de l’émancipation avait été transformé
en supercherie avant même qu’il ne se termine.
C’est au cours du XXe siècle (comme le rapporte à nouveau le Dr
Kastein), que le terme « antisémitisme » est né. Puisqu’il ne fallait plus
dire que la « persécution » existait, il fallait trouver un nouveau mot,
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capable d’intimider les gentils et de terrifier les juifs, le deuxième but
étant plus important que le premier, et « antisémitisme » fut inventé.
« Abracadabra » aurait pu aussi bien faire l’affaire, car le terme
« antisémitisme » est particulièrement absurde par rapport aux gens
qui ne sont manifestement pas des Sémites et dont la Loi ordonne
l’éradication des Sémites (les peuples arabes de Palestine ; toute
manifestation de sympathie envers les Arabes sémitiques, expulsés de
leur pays natal par les intrus sionistes en 1948, fut à la longue
qualifiée d’« antisémitisme »).
On peut supposer que les auteurs de ce terme désiraient préserver
des mots tels que juif et anti-juif de la controverse publique, et
comptaient sur l’intimidation des esprits grâce à l’introduction d’un
mot obscurantiste. Ce que la secte dominante signifiait par
« antisémitisme » était en fait la combinaison de lèse-majesté (offenses
à la dignité du pouvoir souverain) et d’hérésie (opposition à la doctrine
religieuse suprême) ; et au milieu du présent siècle, les esprits
s’étaient en grande partie soumis à cette idée ; cette famille peuplée de
nombreuses âmes qui auraient jadis enlevé leur chapeau à l’approche
du régisseur du châtelain, ou qui se seraient signées à un simple
regard du prêtre dès que ce dernier tournait le dos, cette famille tenait
maintenant sa langue et prenait un air respectueux à l’évocation de
toute affaire juive.
L’expression « antisémitisme » fut inventée à l’époque où « les
hommes de race juive », ainsi que le soulignèrent Disraeli et
Bakounine, reprirent la direction de la révolution mondiale, et l’objectif
principal de son invention était de dissuader par l’intimidation tout
débat public concernant ce développement remarquable ; les
événements du siècle présent l’ont abondamment prouvé, comme ce
livre le montrera. À une époque récente, une autorité juive, M. Bernard
Lazare, proposa une définition de « l’antisémitisme » dans un livre
intitulé ainsi. Cette définition n’avait aucun rapport avec le prophète
Sem et sa tribu, avec le sang, le discours ou la lignée sémitiques, ou
avec quoi que ce soit de sémitique ; M. Lazare associait entièrement
« l’antisémitisme » à une opinion défavorable du rôle joué par les juifs
dans la Révolution. Il écrivit :
« Voici ce qui doit distinguer l’historien impartial de l’antisémite.
L’antisémite dit : ‘ le juif est le préparateur, le conspirateur,
l’ingénieur en chef des révolutions ; l’historien impartial se confine à
l’étude du rôle que le juif, étant donné son esprit, son caractère, la
nature de sa philosophie et sa religion, peut avoir joué dans les
processus et les mouvements révolutionnaires. »
Ce que M. Lazare exprime clairement, c’est que seul un simple
« rôle » dans les processus révolutionnaires pourrait être attribué aux
juifs, et que celui qui disait que le juif était « le préparateur, le
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conspirateur, l’ingénieur en chef des révolutions », commettait un
crime de lèse-majesté et d’hérésie.
Pourtant, c’est en substance ce que disait Disraeli (qui avait
d’ailleurs peut-être une ou deux gouttes de sang sémitique coulant
dans ses veines, et en cela il était différent des juifs de l’Est auxquels il
faisait allusion) : « cette vaste révolution… se développe entièrement
sous les auspices des juifs », « l’influence des juifs peut être retracée
dans la dernière éruption du principe destructeur », « on retrouve des
hommes de race juive à la tête de chacune d’elles » (c’est-à-dire, les
sociétés secrètes).
Étant lui-même de race juive, Disraeli ne ressentit
vraisemblablement pas le besoin d’insister sur le fait que beaucoup de
juifs étaient aussi vaillamment opposés que lui « à la vaste révolution »
et « au principe destructeur ». À son époque, cela aurait paru évident
et il n’aurait pas eu à blinder ses paroles contre le propagandiste qui,
aujourd’hui, l’accuserait d’incriminer tous les Juifs par ses allusions
aux « auspices des juifs » et à « l’influence des juifs » (ce qui, selon la
définition de M. Lazare, ferait de lui un « antisémite » !).
Depuis la période révolutionnaire française (où les juifs vivant
depuis longtemps en France mirent en garde contre les nouveaux
venus de l’Est qui causaient des troubles en Alsace), les juifs séfarades
de l’Ouest résistèrent fortement au vent mauvais qui soufflait vers eux
depuis l’Est. L’émancipation avait desserré leurs liens ; ils étaient prêts
à perdre tout ce qu’ils avaient gagné, si jamais « le principe
destructeur », « manigancé » par la secte talmudique et les ashkénazes
à l’Est, devait l’emporter sur l’Occident.
Les mises en garde de Disraeli s’adressaient à cette population
séfarade, qui était alors la partie dominante de la communauté juive,
tout autant qu’aux gentils ; peut-être même plus. On peut dire aussi
que les juifs séfarades y prêtèrent plus d’attention que les foules de
gentils autour d’eux. Leur punition serait l’excommunication ; par
l’une des plus formidables opérations jamais réalisées par des
statisticiens sur un groupe de gens, les séfarades allaient sous cent
ans être déclarés comme étant pratiquement disparus (tout comme
« les dix tribus perdues » longtemps auparavant).